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Femmes de Bagdad: L’enfer au quotidien Femina (Suisse), le 20 juin 2004 Plus d’un an après la chute du régime de Saddam Hussein, les Irakiens vivent toujours en plein chaos. La liberté promise s’est muée en cauchemar. Les premières victimes de l’insécurité qui règne à Bagdad sont les femmes. C’est la peur au ventre qu’elles se battent au jour le jour pour continuer à v ivre. Samiha traverse le souk d’un pas décidé: «Suis-moi, il ne faut pas traîner!» Le ton est ferme, mais trahit néanmoins une pointe d’excitation. Sans piper mot, elle se fraie un chemin dans les ruelles étroites et bondées de ce quartier du sud de Bagdad. Vêtements, épices, casseroles, bijoux de pacotille et produits de nettoyage sont vendus en vrac sur des étals bricolés ou posés à même le sol. Cette jeune chrétienne de 36 ans mère de deux enfants n’est pas venue ici pour faire du shopping, ce mot a totalement disparu du langage des Irakiennes depuis le début de la guerre. «Je vais juste acheter quelque chose» lance-t-elle sans autre précision. Et la voilà qui s’engouffre discrètement dans une échoppe de 15 m2 pleine à craquer. Musulmanes ou chrétiennes, elles sont têtes nues et habillées à l’européenne, certaines portent le hidjab, d’autres la traditionnelle abaya (cape noire qui ne laisse voir que le visage). En tout, une vingtaine de femmes au regard et au sourire complices sont agglutinées devant des rayons de lingerie, de mercerie et de cosmétiques. Pas question de perdre une miette de ce petit moment de bonheur. Toutes savent trop bien que cet instant privilégié ne va pas durer. À peine le temps de jeter un coup d’œil aux nouveaux
modèles arrivés qu’une énorme déflagration interrompt les conversations.
Le sol et la vitrine tremblent. Les visages se figent, mais personne ne
réagit à la coupure d’électricité qui plonge brusquement la boutique dans
la pénombre. L’habitude. À l’extérieur, les informations circulent vite.
Le téléphone arabe est le seul moyen de communication que les Américains
n’ont pas réussi à détruire. Une maison vient d’exploser dans une rue
adjacente: «C’était celle d’un collabo» lâche un homme en passant
dans la rue. Aujourd’hui, tout individu (irakien ou étranger) qui
travaille avec la coalition est une cible à abattre pour la résistance
irakienne. Otages de la guerre et des criminels Bagdad est devenue la ville de tous les dangers. «Passer le pas de sa porte, c’est prendre le risque de ne pas revenir vivante » explique Samiha dans le taxi du retour. Prise au piège d’un gigantesque embouteillage que seuls quelques (courageux) civils essayent tant bien que mal de réguler, la jeune femme s’énerve. «Les Américains ferment régulièrement les rues de la capitale sans donner d’explication. Ils ne se comportent pas comme une armée de libération, mais comme une armée d’occupation!» fulmine-t-elle en regardant passer l’un des innombrables convois de blindés qui quadrillent la ville jour et nuit. Sur les tourelles pivotantes de ces véhicules, des soldats américains casqués sont planqués derrière leurs mitrailleuses lourdes. Les mains crispées sur la détente, ils sont prêts à riposter au moindre signe d’hostilité. «C’est la peur qui empêche les femmes de sortir » poursuit Samiha à voix basse. Peur d’être agressées, violées, tuées. Depuis un an, la ville des mille et une nuits est plongée dans l’anarchie complète. Les lois ne sont plus qu’un lointain souvenir et la criminalité gangrène chaque jour un peu plus la capitale. En plus des quelques milliers de prisonniers de droits communs libérés par Saddam Hussein juste avant l’invasion américaine, quelque 7000 étrangers (pas forcément bien intentionnés) auraient profité du chaos de la guerre pour entrer dans le pays. La psychose Durant les mois qui ont suivi la chute du régime, les enlèvements de femmes se sont multipliés et pas seulement dans les milieux aisés. Entre le 27 mai et le 20 juin 2003, l'association Human Rights Watch a recueilli de nombreux témoignages de femmes kidnappées et violées puis relâchées sans demande de rançon. Selon d’autres organisations irakiennes, plus de 400 femmes auraient été violées et enlevées en moins de quatre mois. Ces événements ont créé une véritable psychose, dont les Bagdadis ne se sont pas encore débarrassée. Et pour cause, les kidnappings restent monnaies courantes. Les rançons exigées oscillent entre 5000 et 800000 dollars. Silence radio en revanche en ce qui concerne les viols. En Irak, comme dans tous pays musulmans, le sujet reste tabou. Très rares sont les victimes qui osent porter plainte et les cas de femmes qui se suicident après un viol ne sont malheureusement pas exceptionnels. Sur le front de la guerre, les Bagdadis vivent au rythme de 50 à 60 attaques par jour. Voitures piégées, kamikazes, tirs de roquettes, d’obus, de grenades, mines au bord des routes. Ces attaques visent certes les Américains, la coalition et les «collabos», mais la population paie le prix fort. Pas un jour sans que des civils ne fassent les frais des «dégâts collatéraux» de ces attaques ciblées. Dans ce climat de violence, nombreuses sont les Irakiennes qui comme Samiha ont préféré renoncer à leur travail. «Je fais partie des privilégiées, mon mari (sunnite) était dans les affaires avant la guerre, pour le moment nous avons de quoi vivre.» Widad, la quarantaine, gardienne de parking dans le centre de Bagdad, n’a pas cette chance. «Évidemment que c’est dangereux de travailler ici! Mais je n’ai pas le choix. J’ai quatre enfants à nourrir et un mari handicapé. Moi-même j’ai d’énormes problèmes de santé, mais je n’ai pas les moyens de me faire soigner. La politique ne m’intéresse pas, ce que je veux c’est retrouver une situation normale. Avant, au moins les soins étaient gratuits, on avait à manger et du travail» tonne-t-elle en rattrapant un automobiliste tenté de resquiller… La grande désillusion Direction les rives du Tigre. À pied et sous un soleil de plomb. A 14h00, l’heure de la fermeture des bureaux, le trafic est entièrement paralysé. «Du temps de Saddam, il y avait de nombreux restaurants au bord de l’eau. Les familles venaient s’y promener, c’était un lieu de rencontre» raconte Nabila, une jeune universitaire sunnite de 23 ans qui a choisi de ne pas porter le voile. Difficile à imaginer en regardant le paysage dévasté. Sur la route défoncée par les chenilles des chars américains qui longe le fleuve, les check-points se succèdent. Contrôles, barrages, barbelés. Le secteur est à haut risque, il fait face à la fameuse «zone verte» . Ce camp retranché de 6 km2 au coeur de Bagdad dans lequel se trouve l'ancien palais de Saddam Hussein abrite le quartier général de la coalition. Les Badgadis l’ont rebaptisé la «zone rouge», tant les attaques de la résistance contre cette forteresse sont nombreuses. Nabila est perdue dans ses pensées, elle ne réagit même plus aux bruits des rafales d’armes automatiques et aux explosions. Les déflagrations font désormais partie du fond sonore de la capitale. De la vie, elle ne connaît que la dictature, la guerre et l’embargo . «A quoi pensent les filles de mon âge dans votre pays?» demande-t-elle en arrivant devant la porte de sa maison. Dans le salon, six femmes boivent le thé. Elles sont musulmanes, chiites et sunnites, mais aussi chrétiennes, toutes croyantes et pratiquantes. Elles parlent d’une seule voix et ne décolèrent pas. « Ce n’est pas l’intégrisme qui nous inquiète, c’est l’insécurité! Les Américains n’ont pas tenu leurs promesses. Ils ont juste réussi à semer le chaos politique et social. La seule chose qu’ils construisent ici ce sont des murs en béton pour protéger leurs propres intérêts. Ils ne se soucient pas le moins du monde de la sécurité du peuple irakien!» Le ventilateur s’arrête, c’est au moins la quinzième coupure d’électricité depuis ce matin. Avec 40 degrés à l’ombre et la perspective de voir le thermomètre flirter avec les 60 degrés cet été, les habitants sont excédés. Les centrales électriques de Bagdad endommagées par les bombardements n’ont toujours pas été réparées. Elles ne fonctionnent qu’au cinquième de leur capacité. Colère et incompréhension «On a un générateur, mais l’essence est de tellement mauvaise qualité qu’il tombe en panne toutes les cinq minutes… » Un comble quand on sait que l’Irak est la deuxième réserve pétrolière mondiale. « Sous Saddam on avait deux heures de coupures par jour, maintenant c’est l’inverse, on a deux heures d’électricité par jour.» «Et encore! » s’exclame la tante de Nabila, médecin au chômage. «À chaque attaque, les Américains coupent le courant en représailles!» Elle poursuit: « Je détestais Saddam Hussein, mais ce qu’on vit aujourd’hui est bien pire que tout ce qu’on a subi avant. D’accord on devait se taire, mais au moins on avait la sécurité, on pouvait sortir, conduire, travailler, se promener. Aujourd’hui, la plupart des femmes sont condamnées à vivre cloîtrées dans leur maison. C’est ça que les Américains appellent la liberté?». A côté d’elle, sa belle-mère n’a plus de mots pour exprimer ce qu’elle ressent, elle est épuisée. «En 72 ans de vie, je n’ai jamais vécu un cauchemar pareil…» «Les troupes étrangères doivent quitter l’Irak! » Elles sont unanimes. Ensuite? Les avis divergent sur la forme, mais par sur le fond. La tante de Nabila espère un retour des Nations Unies, Majida, une chiite baasiste de 45 ans pense que seul Saddam Hussein serait capable de remettre de l’ordre dans le pays. «Nous voulons un Irak libre et uni avec un gouvernement laïc. Mais c’est un pays musulman, les futurs dirigeants devront composer avec les différentes confessions, les traditions» précisent-elles. Ce que l’ancien Raïs avait réussi à faire au début de sa carrière. Ce n’est qu’à partir des années 90, suite à la guerre meurtrière engagée contre l’Iran, à sa défaite au Koweit et aux ravages consécutifs à l’embargo que le dictateur a commencé à se rapprocher des islamistes. Les Irakiennes lui reprochent (en autres) d’avoir sacrifié les droits des femmes sur l’autel de l’alliance avec les fondamentalistes. «C’est à chaque musulmane de décider si elle veut porter le hidjab ou pas, personne n’a le droit de le lui imposer. Nous tenons à nos droits et nous n’allons pas baisser les bras.» À Nadjaf et à Kerbala, la situation est différente. «Ce sont deux villes saintes et le port de l’abaya pour les femmes a toujours été obligatoire» relève Dounia, une chrétienne de 38 ans qui a toujours circulé sans voile. Pourtant, cette mère de famille ne cache pas son soutien au jeune leader religieux chiite Moqtada Sadr. Elle s’explique. «Je n’adhère pas à ses prêches, ni à son idéologie, je le soutiens parce qu’il se bat contre l’occupation, c’est tout.» Tous milieux et toutes confessions confondus, nombreux sont celles et ceux qui tiennent ce discours. Mais dans l’immédiat, la menace qui plane concrètement sur la liberté des femmes vient du Conseil intérimaire de gouvernement qui tente de réinstauré la polygamie et la répudiation. Côté américain, on laisse faire, la condition des femmes irakiennes fait partie des éléments qui ont disparu de leurs écrans radars. Des acquis fragiles Retour au centre ville. Un sifflement que les Bagdadis connaissent bien passe juste au-dessus de nos têtes, puis c’est l’explosion. À deux cents mètres à peine. Obus? Roquette? Personne ne sait. Mieux vaut dégager rapidement. Dans les locaux de l’Association humanitaire Al-Amal (L’espoir) crée par Hanaa Edward, une chrétienne originaire de Bassora, l’accueil est chaleureux. De retour au pays, après 20 ans d’exil et de clandestinité pour avoir manifesté son opposition au régime de Saddam Hussein, cette juriste de 58 ans s’est engagée pour la cause des femmes. Active dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la culture, elle fait partie des femmes qui sont montées aux barricades pour manifester contre la décision du gouvernement provisoire (prise fin 2003) d’abroger le code de la famille, l’un des plus avancés du monde musulman. Suite à l’avalanche de contestation féminine, le Conseil a fait marche arrière. Par la même occasion, et pour contrer la menace islamiste, elles ont revendiqué un quota de 40% dans la représentation des institutions nationales. «On a obtenu 25% soupire Hanaa Edward, c’est mieux que rien!» Les Irakiennes ont remporté une victoire, mais pas la guerre. La vigilance reste de mise. Rien n’est acquis. Son bureau, devenu le QG des militantes de la région, ne désemplit pas. «Vous savez, avant je travaillais dans l’ombre, aujourd’hui, c’est la liberté d’aider les autres qui m’aide à supporter le reste” lâche une vieille dame sur le pas de la porte. Bagdad by night Avec le coucher du soleil, les rues se vident. La nuit appartient à la résistance et aux milices organisées par les habitants pour protéger leur quartier. Barricadés dans leurs maisons, les Bagdadis ne dorment pas. Ils suivent attentivement les informations à la télé ou à défaut, se collent l’oreille à un transistor. Les femmes, elles, entament leur deuxième journée de labeur. Il va falloir trier et jeter une partie de la nourriture stockée dans les frigos et les congélateurs, qui faute d’électricité, est avariée. Puis, après un repas aux chandelles qui n’a rien de romantique, elles attendent un hypothétique rétablissement du courant en installant leur planche à repasser. Le retour de l’électricité marque le début d’un marathon. 4h30, le jour se lève. Le ronflement des générateurs cède la place au silence. C’est avec un revolver à portée de main et une kalachnikov au pied du lit que les femmes vont enfin pouvoir se reposer quelques heures avant d’affronter une nouvelle journée de survie. |
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«Saddam Hussein a trahi l’idéologie du parti Baas!» Nous l’appellerons Salma. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein, cette ancienne professeur et baasiste de 55 ans vit toujours à Bagdad. Comme bon nombre d’intellectuels irakiens victimes du décret de l’administrateur américain Paul Bremer le 16 mai 2003 sur la «débaasification» de l’Irak, Salma vit dans la clandestinité. Rappelons que sous l’ancien régime, pour être fonctionnaire, enseignant, médecin, ingénieur, professeur à l’université ou simple étudiant, il fallait avoir sa carte du parti. Par conviction ou par obligation, des millions d’Irakiens étaient membres du parti Baas. Or, si les Américains (rapidement dépassés par la situation) ont dû prendre la décision de réintégrer d’anciens baasistes, (policiers, agents des services secrets, militaires et responsables du ministère du pétrole… notamment), il n’en va pas de même pour ceux qui constituaient l’élite du pays. Des milliers de directeurs/trices d’établissements scolaires et de professeurs d’université mis à pied brutalement il y a un an sont toujours au chômage. Sans compter les centaines de milliers de fonctionnaires, licenciés eux aussi, suite à la politique américaine d’éradication du parti, dont «l’idéologie n’a pas sa place en Irak» martelait encore récemment Paul Bremer. Nostalgique, Salma raconte. «Je suis restée 23 ans au parti, je croyais au socialisme, à la laïcité et à l’unité du monde arabe et d’ailleurs j’y crois toujours. Après la guerre contre l’Iran, Saddam Hussein s’est révélé sous un autre jour: celui d’un dictateur implacable. Ses décisions allaient à l’encontre de notre idéologie et la population était de plus en plus terrorisée. En 1991, 90% des baasistes était contre l’invasion du Koweït, mais s’opposer ouvertement au Raïs, c’était la mort assurée. En 1992, j’ai donné ma démission au parti, elle a été refusée. J’ai été limogée de mon poste et je me suis retrouvée sur une voie de garage. Après quelques mois, j’ai décidé de quitter ce travail et j’ai pris le risque de me retirer définitivement du parti Baas. Ma famille a été menacée. Moi, j’ai vécu dans la terreur du régime pendant plus de 10 ans et aujourd’hui je vis cachée de peur de me faire arrêter par les Américains.» Transfert de pouvoir Le 30 juin prochain, les Américains devraient passer les commandes du pouvoir à une nouvelle autorité gouvernementale irakienne. Composée d’un président (Ghazi al-Yaouar) et de 26 ministres, elle aura pour tâche principale d’organiser les premières élections libres prévues pour janvier 2005. Mais force est de constater que la majorité d es Bagdadis ne se font aucune illusion sur la «supposée souveraineté» de ce futur gouvernement provisoire, qui soit dit en passant, n’a aucune légitimité à leurs yeux. Dans les semaines et les mois à venir, les combats pourraient donc s’intensifier. Pour le peuple irakien, la liberté a un goût amer. Les humiliations subies (notamment dans les prisons) ne sont pas prêtes à être digérées. La confiance est rompue, elle sera très difficile à regagner. Education en chute libre En 1982, l’effort d’alphabétisation des filles a valu à l’Irak un trophée décerné par l’Unesco. Avec l’embargo, le taux de scolarisation s’est effondré, en particulier dans les zones rurales et les quartiers déshérités des grandes agglomérations. Depuis un an, la peur des enlèvements et la violence omniprésente incitent de nombreux parents à ne plus envoyer leurs enfants à l’école. Selon des chiffres du ministère de l’Éducation, la rentrée 2003 dans les écoles primaires a été marquée par un taux d’absentéisme de 25% chez les garçons et de 50% chez les filles. Une des seules ONG à travailler encore à Bagdad est suisse À l’heure où toutes les ONG occidentales ont quitté l’Irak pour des raisons de sécurité, ABIR, l’association humanitaire au bénéfice des Irakiennes et de leurs familles (basée à Neuchâtel) continue son action sur le terrain. Grâce aux fonds et au matériel récoltés (médicaments, matériel médical, produits d’hygiène) par ses 20 membres, sa présidente et cofondatrice, Dalila Roelli, une Suissesse de 48 ans d’origine maghrébine et mère de deux enfants, a pu convoyer une tonne de matériel à Bagdad en mai dernier. «La population irakienne a plus que jamais besoin d’aide. Ce n’est pas le moment de les laisser tomber » insiste-t-elle. ABIR a été créé en mars 2001 pour venir en aide aux Irakiennes qui, malgré l'embargo, tenaient leur pays à bout de bras. «L’invasion des forces de la coalition n’a fait qu'empirer une situation humanitaire déjà catastrophique. En plus de l’insécurité, les femmes doivent aussi se battre pour trouver de la nourriture et des médicaments. L'hygiène est un réel problème, bon nombre de centrales d'épuration des eaux ont été détruites. Les épidémies font des ravages, sans parler de la pollution qui provoque de nombreuses maladies respiratoires. Par ailleurs, les conséquences des bombardements à l'uranium appauvri ne diminuent pas. Les anomalies des fœtus et les déficiences immunitaires sont courantes. Les cas de cancer, eux, sont en constante augmentation.» En plus de l’aide médicale apportée au dispensaire d’Al-Huriya situé dans un quartier populaire de Bagdad qui reçoit entre 500 et 600 patients par jour, ABIR soutien matériellement l’association Al-Amal d’Hanaa Edward (voir ci-dessus). Autre objectif : créer des ateliers de couture et d’artisanat et développer le principe du microcrédit pour faciliter l’indépendance financière de la population féminine. «Les femmes sont les garantes de la survie de leurs familles et elles ont un rôle fondamental à jouer dans la reconstruction de la société irakienne » conclut-elle. Pour en savoir plus : www.association-abir.com |